mercredi 10 février 2010

Mercredi, c'est ciné #17.


"My heart aches, and a drowsy numbness pains
My sense, as though of hemlock I had drunk,
Or emptied some dull opiate to the drains
One minute past, and Lethe-wards had sunk:
'Tis not through envy of thy happy lot,
But being too happy in thine happiness, -
That thou, light-winged Dryad of the trees,
In some melodious plot
Of beechen green and shadows numberless,
Singest of summer in full-throated ease.

O, for a draught of vintage! that hath been
Cool'd a long age in the deep-delved earth,
Tasting of Flora and the country green,
Dance, and Provençal song, and sunburnt mirth!
O for a beaker full of the warm South,
Full of the true, the blushful Hippocrene,
With beaded bubbles winking at the brim,
And purple-stained mouth;
That I might drink, and leave the world unseen,
And with thee fade away into the forest dim:

Fade far away, dissolve, and quite forget
What thou among the leaves hast never known,
The weariness, the fever, and the fret
Here, where men sit and hear each other groan;
Where palsy shakes a few, sad, last gray hairs,
Where youth grows pale, and spectre-thin, and dies;
Where but to think is to be full of sorrow
And leaden-eyed despairs,
Where Beauty cannot keep her lustrous eyes,
Or new Love pine at them beyond to-morrow.

Away! away! for I will fly to thee,
Not charioted by Bacchus and his pards,
But on the viewless wings of Poesy,
Though the dull brain perplexes and retards:
Already with thee! tender is the night,
And haply the Queen-Moon is on her throne,
Cluster'd around by all her starry Fays;
But here there is no light,
Save what from heaven is with the breezes blown
Through verdurous glooms and winding mossy ways.

I cannot see what flowers are at my feet,
Nor what soft incense hangs upon the boughs,
But, in embalmed darkness, guess each sweet
Wherewith the seasonable month endows
The grass, the thicket, and the fruit-tree wild;
White hawthorn, and the pastoral eglantine;
Fast fading violets cover'd up in leaves;
And mid-May's eldest child,
The coming musk-rose, full of dewy wine,
The murmurous haunt of flies on summer eves.

Darkling I listen; and, for many a time
I have been half in love with easeful Death,
Call'd him soft names in many a mused rhyme,
To take into the air my quiet breath;
Now more than ever seems it rich to die,
To cease upon the midnight with no pain,
While thou art pouring forth thy soul abroad
In such an ecstasy!
Still wouldst thou sing, and I have ears in vain -
To thy high requiem become a sod.

Thou wast not born for death, immortal Bird!
No hungry generations tread thee down;
The voice I hear this passing night was heard
In ancient days by emperor and clown:
Perhaps the self-same song that found a path
Through the sad heart of Ruth, when, sick for home,
She stood in tears amid the alien corn;
The same that oft-times hath
Charm'd magic casements, opening on the foam
Of perilous seas, in faery lands forlorn.

Forlorn! the very word is like a bell
To toll me back from thee to my sole self!
Adieu! the fancy cannot cheat so well
As she is fam'd to do, deceiving elf.
Adieu! adieu! thy plaintive anthem fades
Past the near meadows, over the still stream,
Up the hill-side; and now 'tis buried deep
In the next valley-glades:
Was it a vision, or a waking dream?
Fled is that music: - Do I wake or sleep?"

"Ode to Nightingale"(mp3)


Parce qu'il n'y aura rien de mieux que les mots de Keats lui-même pour évoquer ce film et sa musique majestueuse. Poésie et musique classique, tout çà en un, que demander de plus?

lundi 25 janvier 2010

De lèvres brûlantes et de grenouilles humaines.



Qui aurait pu croire qu'un morceau puisse être le fruit d'une ingéniosité défiant toute imagination flirtant à la fois avec une simplicité presque enfantine? "I can be a frog" est une chanson tendre, rigolote, émouvante, tout çà à la fois et le clip l'est aussi. Wow.


vendredi 15 janvier 2010

"I'm gonna die in a place that don't know my name"


Richard Ashcroft, c'est avant tout une gueule, qu'elle séduise ou qu'elle effraie, elle ne laisse certainement pas indifférent. Son esprit est aussi anguleux, tortueux et torturé que son visage.
J'aurai adoré avoir une gueule mémorable comme çà, avoir son visage à soi difficilement associable à tout autre être humain.
Il réussit à faire de sa musique le miroir quasi parfait de lui-même, ses mélodies et surtout ses écrits sont le reflet de ce-je-ne-sais-quoi dont je parle plus haut.
En quelques minutes tout est dit; la vie est décrite, disséquée, analysée, philosophée par une de ses victimes les plus acharnées (et les plus décharnées).
Dans ses chansons la place est laissée au "silence", il se tait et laisse les instruments nous parler d'eux même et nous expliquer à leur manière ce que lui même n'a pas su ou n'a pas pu nous dire. La répétition est aussi très importante dans la musique de Ashcroft, certaines phrases sont scandées tout au long des titres pour à la fin prendre toute leur dimension et rendre leur martèlement indispensable à leur issue.
Cette mise en écho donne évidemment plus de poids à ces phrases qui finissent par être gravées dans l'esprit de quiconque les aura écoutées car le chanteur est aussi poète et qui pourrait encore mettre en doute les talents d'écriture d'un homme qui assemble les mots d'une manière aussi juste et belle?

"This time"(mp3) avec The Verve.

"Lucky Man"(mp3) avec The Verve.


"Check the Meaning"
(mp3) en solo.

"Music is Power"(mp3) en solo.

"Lonely Soul"(mp3) pour une contribution épique avec UNKLE.




jeudi 14 janvier 2010

Opéra.


Avant d'écouter un morceau de 11 min, on essaie inconsciemment d'anticiper la construction de ce dernier. On se demande si celui-ci mettra du temps à décoller nous infligeant une entrée en matière progressive voire ennuyeuse, s'il y aura un solo ou une instrumentale au milieu de la chanson ou enfin si c'est la "mort" du morceau qui se fera agonisante et lente.
Ces a priori plutôt négatifs tendent à disparaître complètement quand on se rend compte que l'un des orfèvres du morceau en question est le groupe The Knife, de là on sait que l'on s'embarque dans une aventure qui promet d'être inoubliable et beaucoup moins sur ses gardes, on est prêt à s'ouvrir à tout. Et immanquablement, dès les premières minutes on sait qu'on affaire là à quelque chose de grand.
Ce morceau n'est pas un simple enchainement de sons, c'est une odyssée. Le début nous plonge peu à peu dans l'ambiance avant que des voix, ces voix étranges, insolites ne s'agrippent solidement à nous, nous entrainant au cœur même de la musique.
Ce n'est pas un morceau sur lequel on a envie de danser, ce n'est pas un morceau sur lequel on a envie de chanter, c'est juste un morceau sur lequel on a envie de vivre. La multitude de métaphores avortées que j'ai réussi à utiliser démontre de la diversité des sentiments qu'on éprouve tout au long de ces 11min. Certains y seront totalement indifférents je le sais mais çà ne fait que lui donner plus de valeur. Et c'est là qu'on se rend compte que çà passe vite 11min!
(Vous l'aurez compris, on=je.)

The Knife- "Colouring of Pigeons"(RCRDLBL).



Ps: quelques infos sur ce bijou qui ne sort évidemment pas de nul part, il est extrait de l'opéra sur lequel bossent les frangins de The Knife depuis un bout de temps déjà et qui portera sur, tenez- vous bien, la vie de Darwin.

M.I.A est de retour.



Et pour nous clouer un peu plus le bec face à l'immensité de son talent, elle nous dévoile une chanson à mille lieux de "Paper Planes" qui semble être la seule chanson d'elle que le français lambda connaisse et qui a été un des emblèmes de l'année dernière alors que, je le rappelle, elle est issue d'un album datant de 2007.

J'en profite pour annoncer le décès de Jay Reatard, qui a été retrouvé sans vie dans son lit hier 13 janvier alors que quelques heures plus tôt ou plus tard, j'avais passé l'après midi à écouter une bonne partie de son répertoire, chose qui n'arrive jamais. Troublant. R.I.P.





lundi 11 janvier 2010

Casually Sad Mercedes.


Ça doit bien faire une demi-année (6 mois quoi) que j'ai écouté cette chanson pour la première fois et elle reste toujours aussi efficace quoi qu'il arrive. Je crois qu'elle a été très justement décrite par un blogueur américain comme étant le type de morceaux que Dieu n'aimerait probablement pas, je n'aurais pas dit mieux.

Calypso- "Casually Sad Mercedes" (mp3).

samedi 9 janvier 2010

Ce mec ne cessera donc jamais de me foutre des coups de poing en pleine face...

jeudi 7 janvier 2010

Ich bin ein Berliner, hum hum...

Quand j'ai eu à choisir ma seconde langue vivante (aka LV2) au collège, c'est sans hésitation que j'ai choisi l'espagnol; l'allemand me semblant être la langue la moins séduisante du monde: trop froide, pas assez mélodieuse, trop rigide, pas assez fluide.
Mais voilà comme seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, je suis beaucoup moins rebutée par cette langue que j'arrive parfois à trouver sexy (et oui) et j'ai même réussi à apprécier à outrance des morceaux chantés entièrement (ou presque) en allemand! Exemple.


We Are Enfant Terrible- "Seagull (Frittendbude remix)".